Santiago, la capitale des Andes est au Chili

Posted Amérique du Sud Chili

Ce qui nous saute aux yeux dès notre entrée dans la ville, c’est cette impressionnante chaîne de montagnes en toile de fond.
Les Andes nous entourent, voilée par un nuage de brume permanent, leur ombre sombre se découpe dans un ciel bleu sans nuage…

Tout commence le 3 avril, tout fraîchement arrivés de Boston, on se met en quête d’un distributeur.

▶ Ici 1000 CLP (pesos chiliens) = 1,35€, il est toujours difficile d’obtenir de grosses sommes au distributeur et les frais sont un forfait (presque partout en Amérique du Sud) d’environ 5€, vous voilà prévenus.

Le cash en main, on tente de réserver un Uber. Pas évident car le wifi ne donne pas grand-chose dans l’aéroport et quand la conductrice nous appelle, notre espagnol est tellement mauvais, qu’on ne comprend rien.
On en déduit quand-même que la société n’a pas accès aux installations et en s’éloignant en direction du parking, on tombe dessus.

En route pour l’appartement de notre hôte Couchsurfing, Karim, on passe par des zones vraiment sales, de vrais dépotoirs à ciel ouvert : plastiques et ordures en tout genre jonchent le sol ensuite, vient le tour des bidonvilles où les morceaux de tôles forment des toits de fortune.
Le contraste est fort avec l’imposante tour, tout en brillance en arrière-plan, que notre conductrice nous décrit comme étant le Costanera Center.
Non seulement c’est le plus grand centre commercial de toute l’Amérique du Sud mais aussi sa plus haute tour culminant à 300 mètres de hauteur !

Le quartier de Las Condes

On arrive dans le beau quartier d’affaires Las Condes, face à un immeuble bien tenu et sous l’œil attentif de son concierge.
Karim nous accueille d’un sympathique « faites comme chez vous » et on pose nos sacs. On est crevés mais la journée est belle et on a envie de profiter du soleil après le froid de Montréal. ☀
Karim nous conseille le Pueblito Los Dominicos, on valide.
A 3km de là, nous attend un sympathique marché aux beaux murs blancs et un petit sentier bordé de boutiques d’artisanat local.
Certes touristique mais agréable.
Non loin de là, on apprend qu’une boutique a reçu le prix de la meilleure empanada de la ville !
Ni une ni deux, on se rend chez Empanadas Paula A*.
C’est le début d’une belle histoire d’amour entre ces chaussons fourrés et nous. 😍

On traîne sur le chemin du retour, les rayons chauds du soleil nous font un bien fou.
On s’arrête au parc Araucano/Juan Pablo II, très grand et très chouette.
A vrai dire, c’est le seul vrai parc de la ville qu’on ait apprécié car ils ont une fâcheuse tendance à appeler « parc » ce que nous nommerions davantage zone verte entre deux grosses routes.
Ce sont plutôt des couloirs de verdure au centre d’un trafic ultra dense dont on entend en permanence le bruit, comme par exemple le Parque Forestal.
On y voit énormément de jeunes Chiliens qui se bécotent et parfois de façon très explicite si vous voyez ce qu’on veut dire !
On apprend par après, que la religion étant primordiale ici, les jeunes couples n’ont pas le droit d’aller l’un chez l’autre, les parcs sont donc le seul endroit où il peuvent laisser libre cours à leurs sentiments, ou plutôt leurs pulsions.
On passe la soirée chez notre hôte à regarder des films avec lui et on commande un truc sur Uber Eats.

Le Parc Juan Pablo II de Santiago

Barrio Bellavista

Le lendemain, on veut se rendre au Cerro San Cristobal, y voir le coucher de soleil sur Santiago.
Cette colline, culminant à 860 mètres, offre la plus belle vue sur la ville.
On achète la carte de métro, à recharger au guichet de la station la plus proche, pour s’y rendre.
C’est le réseau souterrain le plus développé d’Amérique du Sud et c’est vrai que la ville est vraiment bien desservie.
On descend à l’arrêt de métro Baquedano, point de départ idéal pour partir à la découverte des charmants quartiers Barrio Bellavista et Barrio Lastarria.
Situé au pied du Cerro San Cristobal, Barrio Bellavista est un quartier bohème rempli de charme et populaire pour ses nombreux restaurants et sa vie nocturne animée.
Qui dit bohème, dit artiste avec de nombreuses galeries d’art ainsi que du street art à tous les coins de rue. On en prend plein les yeux !

▶ Petit conseil : si vous souhaitez manger dans le quartier, on vous conseillera peut-être de vous rendre au Patio Bellavista. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un patio avec une bonne dizaine de restaurants.
Certes, l’endroit est sympa mais il est fait uniquement pour les touristes et les prix sont en proportion. Préférez donc les petites rues environnantes, vous y trouverez des adresses bien plus typiques !

L’endroit est encore calme à cette heure de la journée mais une fois la nuit tombée, bars, restos, food trucks et musique à gogo se succèdent.

Les superbes facades remplies de graffitis dans le quartier de Barrio Bella Vista

On continue vers notre objectif mais on a un creux. On passe devant un établissement à la façade d’un rouge flamboyant, la terrasse, à l’abri des regards, nous invite à entrer.
Un coup d’œil sur le tableau noir nous indique un lunch à en faire baver plus d’un, le tout, pour la modique somme de 6500 CLP, soit 8,80€.
Ni une ni deux, on pose nos fesses sur les jolies chaises en fer forgé du Beppo*

Pour patienter, ce sera Pisco Sour pour tous les deux, on est bien décidés à goûter ce cocktail local, dès que possible.
On passe un excellent moment, on mange très bien et on repart satisfaits.

Cerro San Cristobal

On continue vers le Cerro en prenant la rue Carlos Reed, en direction du zoo.
N’ayant pas envie de suivre la route goudronnée tout le long, on s’engouffre sur le premier sentier qu’on aperçoit.
Vous verrez, sur votre gauche, un panneau le renseignant comme parcours VTT, bien que nous n’ayons pas croisé un vélo. On a bien fait !
On s’éloigne à peine de la route et déjà plusieurs vues magnifiques s’offrent à nous, on en tire quelques belles photos.

Randonnée sur la Cerro San Cristobal

Arrivés en haut, on se glisse sur le chemin principal, ni vu ni connu, on a mis environ 45min depuis l’entrée du zoo.
Le hic, vu notre raccourci, certes plus intense, c’est qu’on arrive quand-même beaucoup plus tôt que prévu : il est à peine 5h et le soleil ne se couche pas avant 6h30.
Pas grave, le ciel est dégagé et la vue incroyable, il y a de quoi boire un verre et même grignoter quelque chose en achetant une carte postale.
On voit aussi, qu’il y a encore une petite partie à grimper pour atteindre le sommet où se trouve la Vierge Immaculada Concepcion ainsi qu’une jolie église dans laquelle Jean-Paul II donna une messe en 1987.
On prend le temps de découvrir tout ça, avant de réfléchir où on va se poser pour admirer le coucher.
Mieux vaut prendre sa place assez tôt si on veut être aux premières loges.
On se faufile entre les badauds de la Terrazza Bella Vista, la photo panoramique est de rigueur, le temps s’écoule et le ciel se teinte de nuances orangées. C’est magnifique !

Coucher de soleil depuis Terrazza Bella Vista

A la fin du spectacle, on redescend par le funiculaire.
Attention le dernier est à 19h45. Comptez 1500CLP par personne pour un aller simple et 2000CLP pour aller/retour, soit 2,70€ max.
Le soir, on se fait un petit resto avec Karim et sa copine dans le quartier très huppé Nueva Costanera.

Costanera Center
et
quartier historique

Le troisième jour, après avoir entendu à plusieurs reprises parler du Costanera Center et même si on n’est pas du tout en mode shopping (on n’a pas un balle et de toute façon, on est en sac-à-dos), il nous paraît incontournable.
Pas forcément la porte à côté de l’appartement de Karim mais fidèles à nos habitudes, on s’y rend à pied.
On part donc du côté opposé à celui emprunté la veille et on explore davantage le quartier chic de Las Condes, ses buildings à bureaux et ses petits bars et restos tendance.
Dès qu’on passe l’entrée du shopping, on est ébahis par tant d’espace, d’enseignes, de monde et de décor. On déambule dans les allées le nez en l’air, jetant de temps à autre un coup d’œil par-dessus le balcon, histoire de se rappeler à quel étage on se trouve.
On grimpe les escalators jusqu’au-dessus, là, tous les fast food auxquels vous pensez ont un kiosque : Burger King, Mc Do, Wendy’s, sushi, thaï… On résiste et on fuit vers l’entrée du Sky Costanera : une vue à 360° tout en haut de la tour principale.
A l’entrée, on constate que le prix par personne est de 13€. Ok ce n’est pas excessif, sauf qu’on a déjà bien dépassé le budget et qu’on se dit qu’on a eu une vue vraiment magnifique la veille.

▶ En conclusion, même si le shopping n’est pas votre truc, jetez-y un œil, ça vaut le détour. 😉

On rejoint ensuite la Plaza Armas, les alentours condensent les principaux bâtiments historiques tels La Moneda.
Mis à part la place, on n’a pas vraiment adhéré à l’endroit.

Après plus de 15 kilomètres à pied, il est l’heure de manger. La veille, en haut du Cerro San Cristobal, on a repéré un rooftop tout en boiseries, vue panoramique et jolies guirlandes lumineuses aux grosses ampoules de ton chaud. C’est tout vu, c’est là qu’on va.
On arrive chez Matilde* vers 19h, coup de chance on a la dernière table.
Si vous y allez, pensez à réserver. On mange super bien et le cadre est vraiment top.
On en profite pour planifier notre excursion à Valparaiso du lendemain.

En conclusion...

Alors Santiago du Chili mérite-t-elle plus qu’une simple halte ?
Notre sentiment général est mitigé.
Notre premier contact avec les Chiliens a été agréable et la ville a quelques endroits sympas mais l’ensemble ne nous a pas charmé.
Santiago est une grande ville, en fin de compte, assez banale.
Il est intéressant de s’y arrêter deux ou trois jours pour se remettre des vols souvent très longs et de s’imprégner de l’ambiance chilienne, tout en découvrant les quelques coins sympas de la ville.
De plus, il est très facile d’atteindre la côte Pacifique depuis Santiago pour partir notamment à la découverte de l’originale Valparaiso !

On a été vraiment choqués par le nombre de chiens errants, parfois dans des états lamentables et en grande demande d’affection !
Comme dit souvent Manon : « Ca me fait mal au cœur .» 😢
Niveau portefeuille, la vie au Chili est évidemment moins chère qu’en Belgique, néanmoins, pour y trouver de l’intérêt, privilégiez le local et le non-touristique, bien sûr.
Pour notre part, c’est toujours un peu là que ça coince, en voyant des prix bien inférieurs à ceux qu’on connaît, vous nous connaissez, on ne peut s’empêcher de s’autoriser plus de choses et donc, finalement ne pas vraiment profiter de cette différence.
Sachez aussi qu’un tip de 10% est suggéré dans les établissements mais contrairement aux U.S.A., il n’y a aucune obligation.

Nos bonnes adresses...

Empanadas Paula A : Los Militares 6946, Las Condes, Región Metropolitana, Chili
Beppo : Int, Constitución 195, Providencia, Región Metropolitana, Chili
Matilde : Chucre Manzur 2, Providencia, Región Metropolitana, Chili

Premier Pisco Sour à Santiago. Santé !

Vous prenez la route avec nous ?

2 mois en Amérique du Sud

Valparaiso

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