Parc National de Talampaya

Depuis la sortie du parc d’Ischigualasto, comptez une heure pour rejoindre l’entrée du parc de Talampaya en empruntant la route 76.

Talampaya : infos pratiques

✅ Tout d’abord, sachez que même s’il s’agit d’un parc national, la gestion du parc est tenue par une agence de tourisme privée.
Il est dès lors interdit de se balader “librement” dans le parc. 😑
En plus de l’entrée du parc, vous devrez donc prendre une excursion au choix.

✅ Il est possible de visiter le parc de 4 façons différentes : en bustruck sans toit (le plus populaire et donc celui où il y a le plus de monde), en mini-bus, à vélo (pas disponible au moment où nous y sommes car ils doivent sécuriser le parcours) ou encore en randonnée à pied (nous optons pour cette option)

  • groupe de minimum 5 et 4 pour les deux derniers
  • prix entrée du parc : 250 pesos/p (7,10€)
  • prix excursion à pied : 600 pesos/p (17€)
  • prix du camping : 70 pesos/p (2€)

✅ On trouve ça complètement aberrant de proposer des visites en camions consommant un maximum d’essence dans un endroit à préserver comme Talampaya.
On voit clairement que la rentabilité est plus importante que la préservation du lieu. C’est fort dommage.
Quand on fait le calcul, c’est assez cher : en combinant l’entrée du parc à l’excursion, on est à 25€ par personne.

Puisqu’on doit être 4 minimum pour que la randonnée soit possible, on demande un peu autour de nous et on trouve un couple disposé à la faire avec nous. C’est parti pour le Canon de Talampaya et Quebrada Don Eduardo. 🤩🙌
On doit attendre que le guide revienne du tour précédent pour pouvoir y aller, il ne sera pas là avant 12h30 donc on mange un bout pour patienter.
Rien n’est bon mais on est nourris.

La visite de Talampaya en randonnée

Notre sympathique guide arrive en camionnette, on monte tous les 4 dedans pour atteindre le point de départ.
C’est parti pour 3h30-4h d’émerveillement et dès nos premiers pas dans cette poussière rougeâtre, on est ébahis.
Attention les yeux, en quelques lignes on vous plonge au cœur-même du canyon, visualisez-le, s’il le faut, faites une pause et fermez les yeux.
Pourvu que vous vibriez comme nous avons vibré ! 😍
Tout commence en plein milieu d’un compte de fée au royaume sauvage, tout est rouge-ocre, le sol, les roches, les falaises et même presque bronze aux reflets du soleil.
En les regardant, même depuis leur propre ombre, vous froncez les yeux, vous êtes face à des remparts si haut que vous pensez qu’ils peuvent chuchoter les plus grands secrets de la terre aux Dieux.

Les condors tournent et virevoltent tels les gardiens de ces lieux, messagers de cette relation privilégiée entre mère nature et les cieux.
Le déploiement de leurs ailes vous fait baisser les yeux en tentant de suivre leur silhouette répercutée sur le sol.
Comme une révélation, elle vous dévoile ce que vous n’aviez vu jusqu’alors : une plaine à perte de vue, qui, tout comme l’eau qui s’y écoule en période humide, s’est frayée un chemin.
Et là, en cette saison sèche où seuls demeure des sillons bien plus profonds que l’empreinte de nos pas, un arbre : vert, beau, fort, solidement enraciné dans un milieu qui lui est si hostile, gigantesque et même, impérial.

Vos pieds continuent de fouler le sol sans avoir l’impression d’avancer.
L’immensité vous englobe, le nez en l’air, vous ne pouvez vous empêcher de vous questionner : « Où se terminent ces remparts et ou commence le ciel ? ». 🤔
De temps à autre, votre regard s’arrête sur des inscriptions de plus d’un millier d’années profondément encrées dans la roche, vous pensez « tout ce qui se passe à Talampaya, reste à Talampaya » et le mystère s’épaissit…

On poursuit notre tour sans cesser de s’émerveiller sur ce qui nous entoure.
Le guide trace et nous nous retrouvons dans un rétrécissement, il faut même un peu grimper et enjamber de gros rochers pour continuer.
On marche, le chemin se faufilant entre les falaises et on se retrouve nez-à-nez avec un arbre au tronc vert clair, tout droit sorti d’un Disney. 🤭
En regardant au-delà, on découvre toute la vallée de la Quebrada Don Eduardo, et quel spectacle ! 🤩
Non seulement on garde cette roche rouge aux parois incroyablement hautes, cette sécheresse si fascinante mais on perçoit toute l’immensité de ce canyon, se prolongeant bien au-delà de ce que notre regard peut capter.

Bilan de notre visite à Talampaya

Nous reprenons la route vers l’entrée du parc après cette magnifique randonnée.
Epuisés de notre mésaventure de la veille, nous ne trainons pas et nous dirigeons vers la région de Salta via la Route 40.
La visite du parc de Talampaya est un peu mitigée.
C’était magnifique, comme vous pouvez le constater.
Néanmoins c’est très cher, 50€ pour deux quand-même et avec aucune possibilité de sortir des sentiers battus, comme on aime tant le faire! 🤔
Si votre budget est serré, pourquoi ne pas plutôt tenter de vous écarter du chemin principal pour y voir des paysages, eux aussi, époustouflants?

Il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses.
Milan Kundera

Vous prenez la route avec nous ?

Ischigualasto

2 mois en Amérique du Sud

La région de Salta

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