Le jour où on a cru mourir en Argentine !

Posted Cabinet de curiosités

Au programme du lendemain le parc Talampaya donc on se dit qu’on va s’en approcher et dormir à côté. Et là CATASTROPHE ! 😩

Sous les conseils d’autres voyageurs, on décide de s’éloigner un peu de la route principale pour poser le van, on fait 100m et plus moyen de bouger, les roues arrière sont ensablées. On essaye à peu près tout ce qui est à notre portée mais rien n’y fait et la nuit ne va pas tarder à tomber. On opte pour du stop et très vite un couple nous prend, on essaye de leur expliquer ce qui nous arrive et malgré notre niveau relativement médiocre d’espagnol, on arrive à leur faire comprendre plus ou moins. Pour avoir déjà été se réapprovisionner à Pagancillo, le village d’à côté à une quinzaine de km, on sait qu’il y a une sorte de poste frontière, on leur demande de nous déposer là. Arrivés sur place, le contrôleur nous reconnaît tout de suite, notre van n’était pas passer inaperçu. Il nous propose l’aide des policiers de Pagancillo qui arrivent quelques minutes après. On y retourne, maintenant qu’on est 4 on a plus de force, un des policiers entassent de grosses pierres devant les roues arrière pendant que l’autre nous suggère d’attacher un câble à l’avant relier à son pick-up pour le tracter. L’idée est bonne, sauf qu’on retourne le van sans trouver trace de la pièce à venir visser à l’avant et bien sûr, aucun réseau et donc impossible d’appeler la société pour en savoir plus. On constate que sans la pièce, le pare-choc risque fort de casser, on propose d’essayer une première fois sans câble mais le flic insiste disant que sans ça, on n’y arrivera pas. Malgré nos arguments, il persiste, c’est un flic, on est plutôt en mauvaise position donc on finit par accepter de faire à sa sauce. On aurait pas dû… 😬
Julien se met au volant, le premier flic au sien, le second et Manon à l’arrière pour pousser, 3 ; 2 ; 1 yahouuuuu les roues sortent de terre, on crie victoire… trop vite. Manon voit la tête de Julien et comprend que quelque chose ne va pas : comme on s’y attendait le pare-choc a cédé et le voilà affublé d’une belle fente sur toute sa largeur. On est désemparés et on s’en veut de ne pas avoir insisté plus, on se voit déjà payer une somme folle pour la réparation… On rejoint la route principale et décide de dormir à Pagancillo. 😑 Déconfits, on se gare près d’un petit établissement où on décide de grignoter quelque chose, une Quilmes Cristal (bière argentine) à la main et on va se coucher un goût amer dans la bouche malgré les meilleures empanadas de notre séjour.

Réveil douloureux, on a mal dormi, on est sales… On arrive à Talampaya d’humeur maussade. On se pose au bar pour prendre un café et Manon fond en larmes, une sorte de saturation morale. Julien fait de son mieux pour la réconforter. On parvient quand-même à se laver les dents aux toilettes du parc et on prend nos informations pour la visite.

Catastrophe à Talampaya

Vous prenez la route avec nous ?

Ischigualasto

2 mois an Amérique du Sud

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