Las Vegas

On quitte le Grand Canyon en début d’après-midi, direction Las Vegas.
On emprunte la 40 jusque Seligman, où il est possible de bifurquer sur une portion de la mythique Route 66.
On dîne le long de la route, un « resto » style Ruby’s en version un peu plus authentique.
Le genre de resto où l’on s’arrête après avoir conduit plusieurs heures d’affilée sans avoir vu âme qui vive (bien que, admettons-le, la 66 est très fréquentée), son bar en hauteur et ses piliers de comptoir qui, en fonction de l’heure, commande café et pancakes ou bières à gogo.
La serveuse au tablier ligné rose et blanc, si typique des films américains, se pavane, cafetière au contenu douteux à la main.
Notre burger avalé et le ventre sur le point d’exploser, on reprend le volant.

On roule au milieu de cette immensité désertique lorsque tout à coup, au loin, on aperçoit un nuage de pollution. Las Vegas est en approche !
Et c’est encore plus impressionnant la nuit. A des centaines de kilomètres avant votre arrivée, vous apercevez un nuage lumineux dans la nuit noire du désert du Nevada.

Notre arrivée à Las Vegas

On arrive à Las Vegas en fin d’après-midi sous une chaleur écrasante, le thermomètre affiche pas moins de 111 degrés Fahrenheit, soit 44 degrés Celsius, on suffoque!
Notre GPS nous conduit enfin sur le Strip. Le Strip, cette fameuse « bande » qu’on voit dans tous les films où le protagoniste, installé dans une décapotable, passe son temps le nez en l’air et la bouche ouverte admirant le défilé d’hôtels luxueux aux enseignes lumineuses plus colorées les unes que les autres.
Ses 6,7km de long prennent naissance à la Stratosphère (dont on vous parle ci-dessous) et se terminent au Mandala Bay, hôtel récemment tristement cité dans une fusillade meurtrière.

On arrive dans cette ville pleins d’à priori l’un comme l’autre et on ne va vous mentir, c’est exactement ce qu’on pense que c’est.
Mais on s’y attendait tellement, qu’il n’y a pas eu une once de déception en nous, au contraire, on y est retournés quelques mois plus tard avec plaisir.
Et je pense que c’est là, la clé pour apprécier Vegas : savoir pertinemment que ce sera showy, grandiose, surclimatisé, démesuré, des machines à sous dans les moindres recoins (même aux toilettes ou dans les stations service), m’as-tu-vu, filles aux robes ras de la touffe, points chauds, alcool, cigarettes, excentricités en tout genre et j’en passe.
En prenant ça pour acquis, vous ne pouvez pas vraiment être déçus, en tout cas, nous ne l’avons pas été. Contre toute attente, on a passé quelques jours d’enfer ici. Mais John, notre hôte, n’y est pas pour rien.

A notre arrivée, en l’attendant, on mange tout près de chez lui, une adresse qu’il nous conseille : Firefly Tapas Kitchen & Bar.
On ose la paëlla en plein désert du Nevada, elle est très bonne, d’ailleurs, en général, on mange très bien à Las Vegas.

Après une grosse semaine de camping, on décide de rester 4 jours, d’autant qu’on a une belle chambre privée et qu’on a besoin d’un peu de confort.
Le courant passe très bien avec John, qui travaille comme serveur dans un des retaurants du Venetian, un des hôtels mythiques du Strip.

Focus sur le Venetian.
Réplique de la romantique ville de Venise et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on s’y croit réellement : la Place Saint Marc est incroyable et son faux plafond, qui évolue en fonction de la météo extérieure, d’un réalisme impressionnant. John nous invite à y manger, un délice.
On a eu la chance qu’il passe beaucoup de temps avec nous. On visite avec lui la célèbre Fremont Street dans le Vieux Las Vegas, l’ancêtre du Strip.
On assiste à un moment musical très sympa avec la Fremont Street Experience et son écran de 460 m de long au-dessus de nos têtes qui se synchronise au son qui passe, le tout accompagné d’une bonne Corona (puisqu’évidemment l’alcool est autorisé en rue ici) et on se met à bouger le popotin.

Autre moment mémorable avec John : les attractions à sensations fortes de l’hôtel Stratosphère. Un incontournable pour nous après avoir vu le clip d’Imagine Dragons.
Notre hôte n’est pas à son aise, il hésite, nous dit oui, puis non. Il vient finalement, accompagné d’un ami pour lui tenir la main.
Après des années à Vegas, il n’avait jamais osé ces attractions et nous sommes enthousiasmés d’avoir été là pour une première fois pour lui, quelle qu’elle soit, dans sa propre ville. Résultat : pieds dans le vide et vue de dingue sur le Strip, sensations fortes garanties !

Les attractions de la Stratosphère !
Julien, Manon, John et son ami

A part ça, on ne peut pas dire qu’il y ait grand chose à faire à Las Vegas.
A l’extérieur de la ville, vous trouverez par contre énormément d’activités dans le désert mais nous n’étions pas là pour ça.
On fait bien sûr le tour des hôtels du Strip, plus impressionnants les uns que les autres comme le Bellagio, le Caesars Palace, The Mirage ou bien encore le Paris Las Vegas avec sa tour Eiffel.

On ne s’attendait pas à grand-chose de cette ville et au final, on repart de là avec un bon souvenir.
Un univers parallèle où Las Vegas est ce qu’elle prétend être, ni plus ni moins.

Vous prenez la route avec nous ?

6 mois aux U.S.A.

Death Valley

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